Le karaté

2010
06.11

« Le but du Karaté n’est pas la victoire

mais le perfectionnement du caractère »

Ginchin Funakoshi 

 

           Historique 

    D’après la légende, en 520 après J.C, Bodhidharma, moine bouddhiste indien, s’installa au monastère de Shaolin. Durant 9 ans, il entama une période de méditation et trouva enfin la connaissance suprême : il comprit que l’esprit et le corps étaient indissociables.

Il apprit donc à ses disciples des techniques d’entraînement basées sur des mouvements de respiration et de combats à mains nues. L’enseignement de ces techniques était et est toujours secret.

    Plusieurs années après, des bandits incendièrent le temple de Shaolin. Les moines durent s’enfuir et s’éparpillèrent en emportant avec eux le précieux héritage de Bodhidharma.

Au fil des rencontres et des siècles, les moines développèrent de nouveaux styles d’arts martiaux.

     Au Japon, sur l’île d’Okinawa, l‘utilisation des armes fut prohibée. Les paysans durent développer des techniques de défense à mains nues, qui déboucha sur l’Okinawa-te.

En 1902, l’Okinawa-te fut introduit dans les écoles d’Okinawa grâce à Maître ITOSU, grand précurseur du Karaté éducatif. Maître FUNAKOSHI (1869-1957), élève du Maître Itosu, consacra sa vie à la reconnaissance de l’Okinawa-te, qu’il renomma Karaté-do (voie de la main vide), après une démonstration au Japon en 1920.

    L’engouement pour cet art martial fut si important que Funakoshi décida de s’installer à Tokyo pour y enseigner.

Deux ans plus tard, en 1922, il fonda son propre style, le SHOTOKAN. Ce style est considéré comme l’un des plus puissants : les coups de poings sont directs, les coups de pieds bas et les katas (suite de mouvements) sont longs.

C’est ce style qui deviendra le plus populaire en France grâce au grand maître KASE ainsi qu’à maître SHIRAI et OENEDA.

            Le karaté, « voie de la main libre »

    C’est un art martial et un sport qui permet d’acquérir résistance physique, confiance en soi et self contrôle. Il est porteur de valeurs telles que le goût de l’effort, le respect et l’humilité. Les enfants y trouveront une pratique éducative et ludique qui leur permet de canaliser leur énergie et de construire leur confiance en eux.

    Le karaté est basé sur des techniques de percussion utilisant l’ensemble des armes naturelles du corps(doigts, mains ouvertes et fermées, avant bras, pieds, tibia, coudes, genoux, tête, épaules,…) en vue de bloquer les attaques adverses et/ou d’attaquer.

    Les techniques regroupent des parades, des esquives, des balayages, des projections et des clés. Pour acquérir la maîtrise de ces techniques en combat, l’enseignement comporte 3 domaines d’étude  complémentaires :

            – Le Kihon qui consiste à répéter individuellement des techniques, positions et déplacements. Pratiqué avec un partenaire de façon codifiée, on parle alors de Kihon-Kumité.

            – Le Kata qui se présente comme une suite de mouvements, le tout soigneusement codifié jusque dans le moindre détail, toujours exécuté de la même manière et dans les mêmes directions, ayant pour but la formation du corps et l’acquisition d’automatisme, ainsi que la transmission de stratégies.

            – Le Kumité ou combat qui peut prendre de multiples formes, de la plus codifiée à la plus libre. Il est  extrêmement règlementé : il est interdit de frapper sous la ceinture, les coups à la tête et dans le dos doivent être contrôlés au millimètre. Les coups ne peuvent être portés qu’entre la ceinture et la base du cou. Il existe de protections des mains, tibias, pieds,…

            Code moral 

    Adapté à toutes et à tous, le karaté offre aux pratiquants la possibilité de s’épanouir physiquement mais aussi spirituellement.

    Il est aujourd’hui principalement pratiqué comme un sport. Ses pratiquants ont cependant à cœur le code déontologique du « Bushido » (la voie des techniques du samouraï) qui requiert la maîtrise du corps mais aussi de l’esprit.

 

  L’Honneur (Meiyo)                                                 Le Courage (Yuuki)                

  La Fidélité (Chujitsu)                                               La Sincérité (Seijitsu)

  La Modestie, l’Humilité (Ken)                         Le contrôle de soi (Seigyo)

  La Bonté, la Bienveillance (Shinsetsu)               Le Respect (Sonchoo)

  La Droiture (Tadashi)

             Descriptif d’un cours 

    Le cours de karaté commence par le salut, une marque de respect envers le Dojo et les autres pratiquants.

    Le cours débute par un échauffement qui comprend des exercices musculaires, étirements et cardio-vasculaires. Le cours peut ensuite se diviser en plusieurs parties :      

            – éducatifs de base (techniques de pieds et poings, blocages, armlocks)

            – exercices individuels en ligne (Kihons)

            – travail à deux

            – apprentissage des Katas (enchaînement de mouvements simulant un combat                contre un adversaire imaginaire)

            – exercices de combats, combats avec des entraînement spécifiques : les coups                          portés en combats sont maîtrisés

    Le cours se termine par le salut.

             Les grades 

    La ceinture du karatéka sert à montrer le grade atteint et à fermer le karatégi (vêtement pour pratiquer le karaté).

    De la ceinture blanche du débutant à la ceinture noire du pratiquant confirmé, il existe 6 niveaux à gravir appelé Kyu. Le marron correspond au 1er kyu et le blanc au 6e. Ces niveaux peuvent être subdivisés en sous grades (barrettes noires, ceintures bicolores). Les grades restent sous l’autorité du professeur au sein du club.

    Vient ensuite la ceinture noire qui est en fait le 1er dan (niveau) et atteste que le karatéka a acquis les bases du style. Les dans se passent devant la fédération et devant un jury.

    Dans les compétitions, les pratiquants portent pendant les combats une ceinture de couleur : aka (rouge) ou ao (bleu).

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